Les Plumes d’Asphodèle 7-2019 La collecte du lundi 8 avril

Nous y sommes ! On est passé à l’heure d’été ! À nous, les terrasses et les longues soirées ! Enfin, presque… parce que l’hiver nous a tapé sa petite crise de midi et nous rappelle qu’il ne faut pas se découvrir d’un fil ! ( Et là, ce n’était pas un poisson d’avril! ). Tout de même, on sent bien, dans l’air, que quelque chose a changé… Bien plus que la lumière…

Le printemps !

Pour cette semaine des Plumes 7-2019, je vous propose le thème :

REVEIL

Si vous souhaitez participer, laissez vos mots en commentaires de ce billet (fermeture ce soir à 20h00) et en MAJUSCULES, s’il vous plait.

À très vite,

Emilie

Source gif : giphy.com

LES TEXTES DES PLUMES D’ASPHODELE 6-2019

Bonjour à toutes et à tous

Voici les textes des participants aux sixièmes PLUMES D’ASPHODELE de l’année 2019.

Dans l’ordre d’arrivée :

Ghislaine Son texte ici
PatchCath S’asseoir sur une margelle et profiter du soleil
Lady Ardenne sans blog fixe dont vous trouverez Coup de Blues après ma participation
Adrienne Z comme zen
Lilousoleil Carpe Diem
Soène Etat d’esprit printanier
Célestine Le coeur slow
Lydia Un moment de détente
MarieJo L’audace cache de grandes craintes
Iotop Chaque mois dans mon abyssal découvert
Nadège Notes pour plus tard
Carnetsparesseux La carpe et le lapin
Ecri’Turbulente Encore un coup du réchauffement climatique
Laurence Délis Quartier Latin, quatre heures du matin

Les mots à utiliser étaient les suivants :

PLAISIR HASARD PROFITER CUEILLIR AUJOURD’HUI LENDEMAIN ROSE SEREIN POISSON PROLIFERATION LATIN IMMEDIATETE MARGELLE DESIR DECADENT DEVORE

Vous trouverez ma participation ci-dessous.

Les quatre saisons

Lutin habillé de suie et de soie qui s’assoit la nuit sur les margelles des saisons
Guette sans ennui le soir, le matin; veille aujourd’hui pour faire le lendemain.
Bonhomme, couturier des robes de Peau d’Âne, qui suture l’âme de notre Maison
Et nos ombres fascinées par le chant de flûtes, dont ont profitées les charlatans.

Sans désir ni hasard, de ses bras courts, il maçonne le brouillard et la lumière du jour.
Il avance serein dans les tempêtes hostiles, fait les vents violents de ses gestes agiles,
Cueille les roses dépourvues d’épines, et peint sans plaisir les couleurs du ciel
De bleu électrique et de gris-plomb, de cendre de pluie, et parfois, de charbon.

Témoin de disputes qu’il raconte (souvent en riant) aux bourgeons naissants :
« Cette année où l’hiver, dévoré par l’été, a, sous ses airs débonnaires, ralenti l’automne
D’une énorme queue de poisson ! Et l’autre, vexé comme un pou, qui en fit des tonnes !
Le printemps puéril, la prolifération en péril, grondant au siècle décadent !!! »

Bonhomme, saisonnier à temps complet, à l’urgence éclose, à l’immédiateté vidée.
Le sens des choses, c’est du latin. Il le prend de haut ! Ailleurs les déclarations !
Il n’a pas le temps ! Il le fait…Et c’est son curieux destin. Les caprices, son métier…
Lutin, de soie et de suie habillé, répare la nuit toutes les erreurs des saisons.

Pas de clef à molette dans sa trousse à outils, juste un peu de magie et de merveilles
Et, dans les oreilles…
Vivaldi
À fond !

© Emilie BERD 29 mars 2019

Et ci-dessous le texte de Lady Ardenne

Coup de Blues

Aujourd’hui, je remets tout au lendemain. C’est fou, cette prolifération de procrastinations.
Je procrastine même des dents ! Je dévore, j’avale comme un camion mais pour passer à la salle de bain donner un petit coup de karcher, j’ai une flemme monstre. J’aimerais tant être dans l’instant ! Profiter du moindre moment. Cependant, je procrastine. Pourtant, il va bien falloir y aller se brosser les dents, s’habiller, charger le fusil et … tuer !
Tiens, se pourrait-il qu’un fugace instant de désir meurtrier repasse en moi ? Que je retrouve du plaisir ? Non, toujours rien. ET voilà, je re-procrastine !
C’est malheureux quand même. Ferais-je une dépression ? Si, c’est le cas, je suis mal barré.
Je ne peux pas aller m’allonger sur le divan d’un psy comme on se promène le long de la margelle. Pourtant, j’en aurais besoin mais quand on est tueur à gage, on évite de raconter son curriculum vitae au premier venu. Encore plus un psychiatre, c’est un coup à se faire cueillir par les flics ça !
Burn-out, peut-être ? Trop de contrat et pas assez de soleil sans doute. Une journée de pêche avec un gros poisson au bout de la ligne, c’est ça qu’il me faudrait.
En attendant, il va falloir exécuter cet homme bien en apparence. Je fais un métier décadent pensez-vous ? Pensez un peu à la tête de la veuve qui reçoit la couronne de rose, c’est elle qui paie pour enterrer son mari. On y perd son latin, hein ?
Difficile de rester serein dans ces cas-là. Je vois tellement de choses.
Cependant, je ne dois pas trop penser au passé ni aux conséquences. Je vais me plonger dans l’immédiateté. Puis visualiser ce moment où l’on ressent le plaisir après avoir accompli sa tâche.
Je vais laisser tomber le fusil pour aujourd’hui et réfléchir à un autre plan.
Je me sens revigoré d’un coup. Je sens que je vais cesser la procrastination et mettre ma journée à profit. Carpe Diem, comme disent les anciens !
Tiens j’ai retrouvé mon latin finalement, heureux hasard. Peut-être pas.

© Lady Ardenne 26 mars 2019

 

Prochain RDV des PLUMES D’ASPHODELE pour une nouvelle collecte le lundi 8 avril.

 

Source gif : giphy.com

Planifier un article

Perso je « travaille » à partir du tableau de bord!

Sur le brouillon, à gauche du « nouvel article »(ou à droite lorsqu’on est en face…), il y a une petite fenêtre « publier ».

À la quatrième ligne, il y a « publier », normalement il est proposé « tout de suite »
Faut cliquer sur « modifier », et choisir la date et l’heure!

Ensuite appuyer sur « ok » sous la date et l’heure puis « Planifier » qui a remplacé l’habituel « Publier » en bleu

 

 

Entre le titre de ton billet et son corps, il y a un lien, en bleu.

Il faut le copier (grâce à la petite souris, c’est-à-dire le sélectionner puis clic gauche copier) et le coller dans les comm.

À très vite!

CARPE DIEM

Dans mes filets, se sont pris treize mots!

PatchCath, toujours première avec PLAISIR, devance donc Iotop plutôt matinal …

Par HASARD ou par crainte du retard ?

Lydia nous enjoint à PROFITER.

Ecri’Turbulente nous propose CUEILLIR, mais PatchCath insiste : « la tige la plus longue possible » !

Lilousoleil dépose AUJOURD’HUI, alors que Carnetsparesseux soumet LENDEMAIN (juste l’un après l’autre, si c’est pas une coïncidence, ça…), en s’appuyant sur la citation de Horace (Je crois…)

Nadège enchaine les références classiques avec les ROSES de Ronsard!

Et, alors, là ! Carnetsparesseux a mis le bazar dans ma tête de blonde avec une reprise étrange de la Truite de Schubert et une chanson d’un certain Charles Trenet…

Résultat : Même si Valentine est venue à ma rescousse avec un clip de Hoshi, toutes ces citations et références de haut vol, ici, personnellement, j’en reste…quoi… muette comme une carpe !

SEREINE, Ghisou attaque pourtant son texte sans attendre la récap du lundi soir !

La Jument Verte (ci-dessous en noir et blanc) est comme un POISSON dans l’eau!

faisant rêver Ghislaine de bouillabaisse et de poisson cuit!

Parce que Oui! Carpe Diem, c’est aussi la bonne chair (pas celle -là, l’autre)

Marie-Jo dépose PROLIFERATION, et Adrienne n’entend pas perdre son LATIN.

Asphodèle, la Grande Prêtresse, propose IMMEDIATETE.

 

Quand à Célestine, n’attendez pas d’elle qu’elle vous dise « Fontaine… », elle préfère rester sur la MARGELLE… À écouter le bruit de l’eau…

Voici donc les mots :

PLAISIR
HASARD
PROFITER
CUEILLIR
AUJOURD’HUI
LENDEMAIN
(Les ou La) ROSE
SEREIN
POISSON
PROLIFERATION
LATIN
IMMEDIATETE
MARGELLE
DESIR
DECADENT
DEVORE

Ce qui fait seize mots en tout, avec les trois que je dépose.

Vous pouvez en laisser un de côté si vous le souhaitez!

Vous avez jusqu’au vendredi soir, 20h00 pour déposer les liens de vos textes, ci-dessous, les textes devant être programmés pour le samedi 30 mars !

Additif du 17 janvier : En déposant vos liens sous le billet, pourriez-vous indiquer le titre de vos oeuvres, pour celles qui en ont un bien entendu.

Et souvenez-vous que le thème soumis pour la récolte n’est pas une contrainte pour l’écriture, à moins que vous le décidiez !

À très vite…

Source Gifs : giphy.com
Sauf celui de Britney : tenor.com

BERCEUSE Rainer Maria RILKE

Si un jour je te perds,
pourras-tu donc dormir
sans qu’au-dessus de toi
-couronne de tilleul-
je m’épande en soupirs ?

Sans que je veille et pose,
pareils à des paupières,
tant de mots sur tes seins,
tes membres et tes lèvres.

Ni sans que je t’enclose
seule avec tes secrets:
jardin plein de mélisse
et d’anis étoilé ?

Rainer Maria RILKE in Nouveaux Poèmes coll. Poésie ed.Points

Les Plumes d’Asphodèle 6-2019 La collecte du dernier lundi de mars

Le temps, c’est comme un bas nylon, quand ça commence à filer, ça file ! L’hiver a fait Pschitt ! Bientôt l’abordage d’Avril !
Un printemps précoce ! Que dis-je ? Un soleil de ouf ! (Le créneau « Diète pour la plage » m’est passé sous le nez, je le crains… Tant pis pour le deux-pièces cette année! Mais ce n’est pas le sujet !)
Et déjà, les sixièmes Plumes d’Asphodèle chez Emilie !

Pour cette semaine des Plumes 6-2019, je vous propose le thème :

CARPE DIEM.

Si vous souhaitez participer, laissez vos mots en commentaires de ce billet (fermeture à 20h00) et en MAJUSCULES, s’il vous plait.

À très vite,

Emilie

Source gif : giphy.com

L’EFFET REVERBERE

 – On ferme ! Dehors ! hurla la patron du bar.
Il avait bien son compte, car, en ni une ni deux, le voilà sur la chaussée trempée !
On ne l’y reprendra plus ! Il ira dépenser son liquide ailleurs ! Puisque c’est ainsi qu’on traite les clients ici, il se fait la belle, cahin caha !
La nuit est noire.
Il allume une Chesterfield, et tant bien que mal, avance sur le trottoir.

Guidé par les lampadaires stoïques, quoique, si l’on tend l’oreille plutôt méprisants :
Regarde celui qui arrive, dit l’un
Il n’a plus la lumière à tous les étages, répond l’autre
Il ne marche pas droit, celui-là
Il s’en est mis plein la lampe, tu veux dire !

La fumée de cigarette lui retourne l’estomac comme une barque (bien trop chargée) en plein Atlantique ! Ce mal de mer provoque un hoquet évocateur dont l’effet émétique surprend pourtant toujours son auteur.

Ben voyons !
Il n’est plus que l’ombre de lui-même !

À peine remis de son lavage gastrique, il s’approche, les deux mains en avant, d’un de compères statiques et se vide la vessie !

Voilà donc qu’il m’a pris pour une lanterne !, grommelle la victime arrosée.

Une fois soulagé, il enlève sa veste souillée avec l’idée nauséeuse de dormir sur le banc.
Il entend ses clefs sonner sur le bitume et tente péniblement de les retrouver lorsque la gravité le rappelle de tout son long sur le sol. Il rampe jusqu’au réverbère suivant et l’entreprend, dans un délire, une sorte de séduction pathétique, enlaçant son unique pied de ses bras et le suppliant de lui rendre son Sésame.

La proie, pétrifiée, et ses acolytes assistent à la scène, contraints et forcés, tout en  poursuivant leurs commentaires :
Que n’ai-je été veilleuse d’appartement pour éviter de subir ce genre de comportement?
– Faut quand même pas pousser ! Pourquoi pas dans la tête d’Archimède pendant qu’on y est !
– Ou au talon d’Achille
– Vous me prenez vraiment pour une ampoule, n’est-ce pas ? Mais je n’en peux plus de ces spectacles de rue ! Je suis un personnage important, moi !    L’éclairé public, c’est, moi ! »

Après de longues minutes, l’homme dont l’état général ne s’est guère amélioré, recouvre néanmoins assez d’esprit pour se hisser jusqu’au banc ! Assis enfin, il souffle un peu, lorsque l’apparition d’un génie tout droit sorti des Contes des Mille et Une Nuits, le fait sursauter !
Maître, lui dit la créature, je suis le génie du lampadaire que tu as frotté ! Maître, tu m’as libéré ! En signe de gratitude, je t’accorde trois vœux !
L’ivrogne n’en croit pas ses yeux !
D’un bond, dessaoulé, il se met debout, et prend ses jambes à son cou, en se jurant que dès le lendemain il arrêterait le djinn !

© Emilie BERD 18 mars 2019

Ecrit pour l’Agenda Ironique de mars 2019 hébergé par Les Dessous des mots.

Ce mois-ci, il était proposé d’écrire un texte sur le thème « Lampadaire » en utilisant quatre mots imposés :
– Chesterfield
– Émétique
– Atlantique
– Évocateur

L’Autre Andrée CHEDID

Gustav Klimt The Family

Mon autre
Mon semblable
En cette chair
Qui nous compose
En ce coeur
Qui se démène
En ce sang
Qui cavalcade
En ce complot
Du temps

En cette mort
Qui nous guette
En cette fraternité
De nos fugaces vies
Mon semblable
Mon autre
Là où tu es
Je suis

Andrée CHEDID « La poursuite » in Rythmes Poésie Gallimard

 

Source Photos  : Pinterest.fr

LES TEXTES DES PLUMES D’ASPHODELE 5-2019

Bonjour à toutes et à tous

Voici les textes des participants aux cinquièmes PLUMES D’ASPHODELE de l’année 2019.

Dans l’ordre d’arrivée :

Ghislaine Je suis
PatchCath Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants
Carnetsparesseux Tout un hiver, seule, en Cocagne
Lydia Une nouvelle vie
Adrienne Ne te raconte pas d’histoires
Laurence Délis Et demain
L’Ornitho Sauver les meubles
Iotop Piège à une seule entrée
Célestine Cariatide’s blues
Lilousoleil Une histoire simple
Eva et son texte

Les mots à utiliser étaient les suivants :

MERVEILLEUX CONSOMMER MARIAGE SOUCI FLEUR MEGERE FRATRIE UTOPIE

HARASSE HISTOIRE FERTILE ILLUSION CELEBRER CONTE CENSURE

Vous trouverez ma participation ci-dessous. J’ai laissé CENSURE à moitié de côté en le modifiant un peu.

LA VIEILLE

– On joue à cache-cache, Maman ?
– Si tu veux, oui…
– C’est toi qui comptes ! Tu comptes jusqu’à vingt !
– Ok ! Un, deux, trois….
– Vingt ! Cacher ou pas, j’arrive ! Mais enfin, tu n’es pas caché là, je te vois !
– C’est pas possible !
– Enfin ! À ton âge ! Tu t’es tout de même déjà rendu compte que ce n’est pas parce que TU ne vois pas que ça n’existe pas ! C’est juste une illusion !
Ça me rappelle l’histoire d’une vieille dame qui habitait dans un petit village !
On la voyait souvent… Lorsqu’elle passait devant quelques personnes assises sur un banc, devant des enfants qui criaient en jouant, les voix baissaient de volume…
Le silence s’établissait comme par un charme. On ne chuchotait même pas, on priait pour qu’elle s’en aille vite …
Même les nourrissons arrêtaient tout net de pleurer et les yeux fuyaient sur le côté, évitaient l’apparition… Comme toi : On ne la regardait pas espérant la faire disparaître ! Le souci, c’est qu’à force de ne pas la regarder, personne n’avait remarqué cette chose merveilleuse…
– Encore un de tes contes !!!
– Non, non ! J’ai parfois l’imagination un peu trop fertile, farfelue je te l’accorde mais ce n’est pas une de mes histoires, je t’assure !
– Continue, alors…
– Les gens du village prenaient donc bien soin de ne pas la regarder… Oh ! ça ne les empêchait pas de consommer entre eux leur animosité à son égard, lorsqu’elle était loin… Que c’était bien normal ! Cette mégère ! Aucun homme ne l’avait demandée en mariage. À l’époque, c’était important…
– C’était, à quelle époque ?
– Jadis…
– Jadis ?
– Lorsque l’on pensait que se marier suffisait à rendre une femme et un homme heureux…
– Des bêtises…
– Aujourd’hui, tu peux dire que ce sont des bêtises. Autrefois, ça correspondait plus à un idéal, une utopie…
La Vieille, alors… Les gens la méprisaient parce qu’elle n’avait pas trouvé de mari ! L’Un qui connaissait l’Un qui disait que l’Autre avait un jour osé lui offrir un bouquet de fleurs…Mais cela faisait tellement longtemps, qu’aucun ne se souvenait très bien de qui c’était… et puis que ce soit l’Un ou l’Autre, on s’en fichait, pourvu qu’on puisse encore dire du mal d’elle. Le matin, à la boulangerie, en fin de journée dans les jeux des fratries, la médisance occupait la population ! On s’ennuyait beaucoup dans ce village…
Elle le savait bien, la Vieille ! Et ça ne la faisait pas rire… Pourtant elle devait sortir de chez elle… Pour célébrer un rituel magique, ou pour jeter un sort…
Un après-midi d’été, un des garçons du hameau voisin harassé de sa journée, tomba de sommeil dans un champ… Lorsqu’il se réveilla, la nuit commençait à peine à tomber et il entendit un bruit étrange.
Il s’approcha du bruit et vit une jeune femme magnifique aux cheveux noirs et longs. Il ne vit la couleur de ses yeux, mais il déclara y avoir vu une étincelle…
Elle se baignait dans l’étang en chantant des phrases bizarres, les mots d’une formule magique…
Comme elle se dressait, il vit son corps recouvert de traces noires… Elle ôta les sangsues repues de sang, une par une en les rejetant à l’eau.
Elle ramassa ses habits, les secoua un peu et s’habilla…
– C’était la Vieille ?
– C’était la Vieille ! À force de la fuir du regard, personne n’avait jamais remarqué qu’elle avait toujours été âgée…

 

Prochain RDV des PLUMES D’ASPHODELE pour une nouvelle collecte le lundi 25 mars.