MOI, VICTIME DE LA PANNE GEANTE (Témoignage)

Tout a commencé hier, mercredi 13 mars 2019 vers 17h00, alors que je voulais répondre à un partage de lien sur la musique Trance… J’appuie sur le petit pouce bleu, mais je ne remarque pas tout de suite… J’écris mon petit commentaire, je l’envoie et là, Horreur !!!

Mon comm est entouré de rouge avec un point d’exclamation, accompagné d’un message terrible : mon commentaire ne peut pas être publié…
C’est ma toute première fois, mais je ne panique pas. J’essaie de commenter la photo d’un autre profil dans mon fil d’actualité…Un petit cœur… La même chose, nada, niente, keutch !
Je réessaie un petit pouce bleu sur le post d’un autre ami (J’en ai quinze, j’aurais pu tous les faire !) Et là, je me rends compte que mes pouces bleus, personne n’en veut… (En même temps, les pouces verts, c’est mieux!)

Petite question sur mon moteur de recherche : « F******k en panne ? »
Rien de récent…La goutte de sueur commence à perler sur mon front…
Je vérifie la messagerie privée, ça a l’air de fonctionner… Pour I*******M, je ne vérifie pas ! J’ai deux comptes que je n’utilise que très rarement…
Je fais un petit tour sur WP quand même, au bord de la crise de nerf…

En me retournant vers mon fils, je me souviens qu’il n’a pas de compte, parce qu’on lui a interdit et que « de toute façon, c’est pas grave, parce c’est pour les vieux ! ».

Je réfléchis un peu (Oui, ça m’arrive !) J’ai sûrement été hackée… Petit compte confidentiel (quinze amis, je vous dis!), peu d’intérêt selon moi…Pour autant, et pour peu qu’on n’y comprenne pas grand chose, les voies de Dieu ne sont pas les seules impénétrables… Je me bénis (De temps en temps, il faut le faire, ça fait du bien!) de le nettoyer très régulièrement…
Et je pense douloureusement aux messages horribles que mes amis doivent recevoir à l’instant même… Mais que puis-je faire?

Deuxième tentative sur mon moteur de recherche :
Oh ! Je tombe sur le site Downdetector (Lui, je le mets en toutes lettres, parce que pour l’avoir utilisé plusieurs fois, je le trouve très pratique dans notre monde connecté!). Ce site, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un site sur lequel on peut signaler les pannes des App, des opérateurs téléphoniques (À ce titre, je conseillerai, tout bas, aux personnes qui, pour couper court à une discussion téléphonique prétextent un problème réseau de se méfier et d’utiliser plutôt le fameux « passage dans un tunnel », parce que grâce à ce site, ça se sait en temps réel, et géographiquement parlant c’est très précis), et chater pour te sentir un peu moins seul…
– Je ne peux plus commenter, ni publier !
– Moi, je n’arrive plus à me connecter sur le smartphone, mais sur le PC, c’est ok…
– Ici, Je peux tout faire, sauf les jeux (Tu veux pas jouer ailleurs, y en a qui ont des vrais problèmes, là !)
– J’ai eu ce souci. J’ai désinstallé et réinstallé l’app et maintenant tout fonctionne !

Bref…
L’effet est fait ! Je me sens moins seule…
Mes fantasmes de piratage (sans Jack Sparow) dépassées, je désinstalle et réinstalle l’App… Erreur fatale !

Sauf que là, ce n’en ai pas une, d’erreur fatale (Spéciale dédicace aux anciens de l’informatique…enfin du traitement de texte, comme moi !), c’est une « erreur 2″…
Problème de connexion… Réessayez ultérieurement : Erreur 2.

Dans ma petite tête, « ultérieurement » signifie « tout de suite « ou le genre de tentatives de connexions compulsives qui pourrait aboutir (mais là non puisque ça ne veut pas rentrer !!!) à une attaque de déni de service !
Ça ne marche pas, on te dit que ça marche pas, mais tu y vas, hein ?!? Parce qu’à toi, et ben, on ne te la fait pas…
Ce serait un peu comme être devant une porte d’entrée à laquelle tu frappes, sans arrêt… Tu frappes, tu frappes…Et le Monsieur de l’autre côté de la porte te dit : « Je n’ouvrirai pas ! Je n’ouvrirai pas ! »
Toi, tu continues!

La théorie de l’évolution fait peur parfois…

Au bout de plusieurs tentatives donc (et tout en me demandant combien d’erreurs réseau peuvent bien exister pour que , moi, j’ai tiré le 2), je me dirige vers mon bureau, vire Mambo 3 (C’était mercredi…) et essaie une connexion sur mon ordinateur…
Rejetée encore, mais qu’une seule fois… Le message que j’ai à peine le temps de lire sinon à risquer un incident familial d’envergure évoque que le site est en maintenance…

Troisième interrogation de mon moteur de recherche qui m’apprend que je suis au cœur d’une panne géante, probablement la plus importante de l’histoire (courte, certes…) et que toutes les App de la famille F******K sont aussi concernées…Tout ça n’arrange rien à mon affaire, mais à mon égo, si !

Mon fils ayant I*******M, je lui demande :
– I********M fonctionne ?
– Ben oui pourquoi ? (Je raccourcis pour faciliter la lecture mais je précise ici, et ce à toutes fins utiles, que ce n’est qu’au prix d’un long et pénible écho que j’ai obtenu cette réponse)
– Il y a une panne géante et mon compte F******K est out (En vrai, on dit « Down », pour le coup, c’est moi qui était « out » !
– De toute façon, F******K c’est pour les vieux !

Une fois que l’on sait ça…

J’étais tout de même rassurée, je l’admets… Et, ce matin, j’ai pu me reconnecter…
Lorsque l’on parlera de cette panne comme de la plus grosse (même si ce n’est que l’erreur numéro 2) et la plus longue (14 heures, en ce qui me concerne…Enfin 7 heures éveillées), je pourrai dire « J’y étais » !

Mais lorsqu’on me demandera pourquoi… Je ne pourrai pas répondre…
Une énorme attaque informatique (mais pas Ddos, ils ont dit…) ???
Un complot global fomenté par un réseau qui veut prendre le contrôle de la planète et dont seul James Bond a pu nous sauver ???
Un monstre sous-marin sorti tout droit d’un bouquin de Jules VERNE qui a bouffé un câble ???

Prenons un peu de « hauteur » :
Combien ça a couté en manque à gagner ?
Quels moyens ont été mis en œuvre ? Combien ça a couté en flux réel?
Est-ce que des données ont été pompées ?
Est-ce le début d’une longue série ?
Faut-il fermer son compte ?
Et le reste ? Et les autres ? C’est pareil ?
Mais ça craint, non ?
C’est le changement climatique ? La fonte des glaces polaires ?

Bienvenus dans notre petit village planétaire…

À très vite,

PS : En parlant de village, les * sont surtout là pour éviter le référencement. Je ne sais pas de quoi il en retourne, mais je remercie les équipes de F******K pour avoir réparé cette panne si rapidement.

Sources Gif : giphy.com

 

LE SERPENT QUI DANSE

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur !

Charles BAUDELAIRE

 

Peintures de Gustave Klimt
Image 1 : Danae
Image 2 : Freya’s Tear
Image 3 : Hygeia La partie Basse de la Medecine

En parlant de grains, le truc qui rend fou…

Depuis quelques semaines, avec Mambo 3, on se fait des battles de chansons qui rendent fou, c’est-à-dire celles qui tournent dans ta tête pendant des heures et des heures, sans que tu puisses t’en débarrasser…

Peu importe qu’on l’aime ou non, ce qui compte, c’est la capacité de la chanson à entrer dans le cerveau et à ne plus en sortir…

Dans notre top trois, il y a celle-là (encore que celle-là, on l’aime), et dans le vôtre ?

SEPTEMBRE

L’été qui se termine, ça fait penser à une fin d’histoire d’amour… Tu t’y attends et pourtant ça fait bizarre, toujours…

Avec le mois de septembre en prime, humide, ravageur budgétaire, et torpilleur du moral…
Tu aimerais bien traîner un peu la patte, mais même pour une procrastinatrice confirmée, c’est de la haute-voltige, du saut en chute libre… Ce n’est pas possible.

D’abord, il fait gris, un gris si sale que même la pluie hésite à tomber… Chez les températures, en tout cas, aucun flottement. Tu te retrouves à retourner les armoires, pour mettre la main sur un pauvre jean et un gilet dans lesquels, de toute façon, tu ne rentres plus… Car, oui, aujourd’hui, dans le miroir, tu vois les Aperol Spritz des soirées de juin que tu dégustais en te disant que, « après tout, c’est les vacances »… Tu vois les frites que tu dévorais quand tu étais en voyage, parce que là où tu étais, ils ne connaissent pas la baguette, et l’amour (et le manque) rendant aveugle, tu t’es dit que, « après tout, les frites remplaceront bien le pain ».
Tu essaies de reprendre le dessus… Ces bourrelets là…C’est un peu comme une carte postale que tu te serais envoyée à toi-même, ça reste des souvenirs…

Mais une fois sortie de ta bulle, c’est encore une autre affaire : ça se bouscule dans l’essaim, ça bourdonne, ça bouchonne et contre cette effervescence, tu ne peux rien… Tu contemples, effarée… Tu ne peux même pas participer parce qu’en vraie flemmarde, tu avais tout prévu, avant mi-juillet. (Je fais partie de ces personnes qui, à défaut d’adaptation, passent leur temps à anticiper… Alors quid du temps présent, me direz-vous ? Mais c’est un autre sujet.)
J’entends déjà les « oui, mais toi tu as le temps… Tu ne travailles pas… ». Pourtant, cela n’a rien à voir avec l’idée terrorisante d’aller dans un supermarché le week-end précédant la rentrée ! Rien à voir avec une sorte de méfiance viscérale à l’encontre de cet instinct grégaire qui nous pousse à faire tous la même chose, en même temps, dans une Communion célébrant la beauté de l’espèce humaine. Pour preuve, je vais souvent faire les courses de Noël, le 24 décembre ! C’est surtout que si je ne frappe pas le fer tant qu’il est chaud, je me connais : mes enfants iraient en classe avec un sac Leclerc ou au mieux Super U, en guise de cartable. Je ne peux pas leur faire ça. En plus, l’ainé est plus grand que moi, à présent. Faut que je fasse gaffe…

Du jour au lendemain, tu changes de planète. Il est vrai que le mois d’août n’est pas le plus bouleversant. Pour le coup, avec trente et un jours de suite qui ressemblent tous, de près ou de loin à des dimanches, c’est clair que septembre, tu le prends en pleine face, direct et sans sommation… Une boule te monte à la gorge et tu n’as plus qu’une envie, c’est de regarder encore une fois et le plus vite possible « Seul sur mars ».
Tout se presse ! Tout va plus vite ! Sauf sur la route, évidemment…Ce n’est pas tant le fait de conduire au pas qui dérange :  depuis le 1erjuillet, tout le monde roule à 60km/h. C’est juste étonnant… À croire qu’on a organisé un programme d’accélération du changement climatique dans la nuit du 31 août au 1erseptembre, et que tu n’étais pas au courant…
En réfléchissant un peu, tu aurais pu te douter que quelque chose se tramait. Depuis une petite semaine, l’ambiance est électrique à la maison. Y a un parfum qui traine entre le trac et l’excitation… Les enfants se précipitent et palpitent. La petite fait et défait son sac, pendant que les deux grands se demandent comment s’habiller le jour J.

L’émotion palpable dans l’air alors que l’aventure se meut et s’avance jusque dans leurs rêves pour leur donner envie.
Envie de revoir les copains, de s’en faire de nouveaux, de voir à quoi ressemblent les professeurs.
L’été qui se termine, c’est une nouvelle année qui commence. En plus, l’hiver est encore loin. Et puis, va savoir… Peut-être que l’été, il se cache juste en attendant de jouer avec l’automne aux cows-boys et aux indiens.

©Emilie BERD 1erseptembre 2018

LA LOI DE MURPHY (Ou « C’est pas grave »)

La Loi de Murphy, ce n’est pas une fille facile… Elle n’est pas du genre à se coucher tout de suite pour que tu comprennes à qui tu as affaire…

Tu ouvres les yeux… Jusque là, tout va bien ! Tu t’es peut-être réveillée un peu trop tôt parce que l’aube est saisissante, traversant, violemment certes, les rideaux de ta chambre, et parce que tout un monde extérieur célèbre le lever du jour en fanfare !  Alors forcément, ça vient te piquer un peu derrière les paupières… Si on t’avait donné le choix, tu aurais bien dormi une petite heure de plus, mais ce n’est pas grave… Tu te dis que tu ne vas pas faire ta chieuse de bon matin, surtout un comme celui-là… Vu l’ambiance Walt Disney, tu pourrais même imaginer Blanche-Neige dans ta cuisine en train de faire Ton ménage en fredonnant « Siffler en travaillant » !

Tu te lèves, tu prends ton café, tu te mets sous un rayon de soleil… Tes nains à toi finissent leur petit déjeuner…
Mais tu ne te doutes pas, à ce moment-là, que la Loi de Murphy plane sur toi, en un vol circulaire à effrayer les corbeaux !
C’est chouette ! Il fait beau ! Tu vas pouvoir enfiler un short, enfin !!! Puis, rapidement, tu te souviens que, comme ça fait dix jours que le temps est pourri, tu as laissé la cire dépilatoire prendre la poussière sur l’armoire de la salle de bains !
Alors, ce n’est pas grave ! Tu remets ça au prochain jour de beau temps et tu enfiles un jean!
La matinée défile. Faut que tu ailles faire un tour à la pharmacie pour acheter un vaccin à Mambo 3…

Et c’est ce truc-là qui va faire basculer toute ta première partie de journée, cette petite course insignifiante qui, si tu ne fais pas gaffe, risque de te transformer en Maléfique (Celle qui, pour le coup, fallait inviter).

Sur le trajet (en voiture), tu tombes sur une conductrice en M*n* qui, je ne sais pas pourquoi n’arrête pas d’appuyer sur son klaxon. En fait, c’est plutôt elle qui est tombée sur toi, vu qu’elle te collait assez pour que tu distingues son blond platine et son brushing tout frais (D’ailleurs, Chérie, si tu te reconnais, une voiture pareille avec une coiffure pareille, ça fait vraiment vulgaire. Si tu veux vraiment te la péter, par pitié sors une Ferrari!)

Effectivement, cette gentille dame t’a bien énervée. D’autant plus que lorsque tu t’arrêtes pour lui demander (poliment, bien sûr) ce qu’elle avait… Pfiouf… Elle a pris la poudre d’escampette, la Fée Clochette !

Ce n’est pas grave. Tu laisses même passer devant toi un conducteur aimable (conducteur d’une caisse bonne pour la casse, comme quoi les clichés…) pour mettre de la distance entre elle et toi, et ainsi étouffer cette pulsion, qu’au final seuls quelques noms d’oiseaux tairont tout à fait !
Tu arrives à la pharmacie. Tu dis bonjour. Et tu tends naïvement au préparateur ta carte vitale, ta carte mutuelle et l’ordonnance datant de six mois d’un vaccin rien de plus banal pour une gamine de six ans… Naïvement et presque sûre de toi, parce que l’ordonnance est bien rédigée, que tu t’y prends pour une fois en avance et que tu t’es rendue exprès dans la plus grande pharmacie de la petite ville… Et là, coup bas, le vaccin n’existe plus… Pire, il n’y aurait pas de produit de remplacement. Il faut absolument joindre le médecin prescripteur pour obtenir son avis… Tu ne te fais aucune illusion… Tu sais bien, au fond de toi, qu’il est plus facile d’avoir les services de la CAF au téléphone un mercredi après-midi que de parler directement à un toubib à 11h00.

Même si tu es perdue, ce n’est pas grave… Tu es désoeuvrée, en vrai car autant dans une parfumerie, si la vendeuse revient de l’arrière-boutique en t’annonçant que la production de ton parfum préféré est arrêtée, tu maitrises… Tu es déçue, mais tu te sentiras totalement à la hauteur pour dire quelque chose comme : «  C’est pas grave, je vais en tenter un autre… » Le truc un peu fou, mais t’assumes… Là, dans une pharmacie… Pour un antalgique, pourquoi pas ! Si demain, on arrêtait la production des anti-inflammatoires, tu oserais peut-être demander du paracétamol ou de l’aspirine à la place ! Pour un vaccin… Alors, tu adoptes la technique du «Tu bouges pas, elle te pique pas ». Tu attends sans bouger, en espérant que tout va bien se passer.
Et pendant que tu commences à rédiger mentalement une dissertation (en deux parties et deux sous-parties) sur le sujet suivant : « Comment le gouvernement peut-il avoir l’affront de vouloir rendre obligatoire onze vaccins, alors que les produits exigés par le calendrier vaccinal actuel sont introuvables en pharmacie ? », le préparateur te sort d’affaire…

Tu rentres à la maison. Tu jettes un coup d’œil à ton téléphone… Appel manqué de la pharmacie. Partie sans ta carte vitale, ton sauveur laisse sur ta boîte vocale un message t’informant qu’il a oublié de te la rendre… Ce n’est pas grave…Tu te dis qu’il vaut mieux y aller tout de suite, tu en profiteras pour aller à la boulangerie parce que, en bonne mère au foyer que tu es, tu as complètement zappé de faire le déjeuner pour les enfants…
Tu vas récupérer ta carte vitale, en scrutant les autres véhicules (si par hasard, tu ne croiserais pas ta nouvelle copine), et tu t’arrêtes à la boulangerie.
Elle est vide. Aucune file d’attente. Tu as à peine passé la porte que la boulangère te demande ce qu’il te faut. Le rêve…Sauf que la machine à rendre la monnaie ne fonctionne pas, que tu n’as pas l’appoint, et que tu sais très bien où est ta carte bleue (justement pas dans ton sac à main!).  La vendeuse essaie plusieurs fois de relancer la machine… Une autre cliente commence à s’impatienter derrière toi…Alors, « Ce n’est pas grave, dis-tu, je vais repartir sans… Je suis désolée. » Tu retournes à ta voiture, qui décide aussi d’éprouver tes nerfs, de faire la capricieuse… Tu lèves le nez et vois la boulangère qui secoue ses bras en grand pour que tu la remarques : la machine fonctionne. Tu vas donc récupérer ta commande en la payant cette fois…

Rien de fluide, rien d’évident…Le commencement-type qui te donne qu’une envie c’est de te cacher sous la couette jusqu’à l’heure du coucher. Et malheureusement tu n’as le temps de te cacher sous cette couette… Comme tout le monde, en fait…Mais ce n’est pas grave, parce que, vous savez quoi ? Il fait un soleil magnifique aujourd’hui !

Source GIFs : Giphy.com

WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

En imaginant que sous l’effet d’une légère fièvre ou de l’angoisse d’une traversée aérienne transatlantique imminente, je sois prise d’un nouveau délire… Du genre « je condense mes poèmes pour ébaucher un recueil et envoyer un manuscrit… Rien à foutre !!!« 

Premier problème : Qu’est-ce donc que cette chose, un recueil de poèmes ???
Un bouquin qui, s’il a de la chance, ramasse la poussière sur un rayon de librairie tout petit et très éloigné de l’entrée des clients. Certes… Mais, ce n’est évidemment pas une ambition de succès, de célébrité ou encore de droits d’auteur mirobolants qui me motive (Légère fièvre, je vous ai dit, j’ai pas 40 degrés non plus !!!)
Mon jumeau astral m’a bien précisé qu’il fallait un fil conducteur… Admettons que j’en ai un.
Y a-t-il un nombre minimal de poèmes règlementaire pour faire un recueil ?
Peut-on mélanger la prose, les histoires poétiques (la prose avec une vraie fin), les vers et le moderne (celle qui est en vers et ne rime pas), sachant qu’une telle catégorisation me contraindrait à l’acquisition d’un précieux volume de « La poésie pour les nuls » ?
S’agissant de poésie, les textes doivent-ils être inédits ou puis-je puiser dans ceux que j’ai posté sur mon pauvre blog ?

Deuxième problème : Qu’est-ce donc que cette chose, un manuscrit ??? J’imagine bien qu’aujourd’hui on n’est plus obligé de l’écrire à la main (Pitié, sinon je vire le Mac manu militari !).
Faut-il donner un titre ? Parce que rien que là, je dois dire que je suis embarrassée et que, par un mystère étrange, ça remet en cause mon fil conducteur (ça, après tout, hein ?! Bref…)
Je sais, grâce à MTG, qu’il faut faire une lettre de présentation… Quelle forme doit-elle respectée ?

Je jette cette bouteille à la mer parce que je sais que certains d’entre vous ont sauté le pas. Et croyez-moi de là où je suis, que ce pas ait abouti ou non, cela est selon moi, la preuve d’un grand courage…

Je ferai feu de tout conseil, initié ou inspiré…Et puis, ça me gonfle de procrastiner…Alors de le dire un peu plus haut et un peu plus fort (NB : Sur mon blog confidentiel :D), peut-être que ça me mettra le nez dans ma m….! 🙂

Pour ceux qui voudront continuer, (comme MTG, Martine, Carnets…), ou commencer à m’aider (par mail, FB, MP Messenger ou sur le blog), gardez bien en tête qu’une réponse à l’une ou l’autre des questions ci-dessus, en plus de me faire un énorme plaisir, provoquera automatiquement une avalanche de questions subsidiaires…

À bon entendeur…MERCI de tout coeur! ❤ ❤ ❤

Les plumes d’Emilie selon la play-livres de Mind The Gap

Je cite mon jumeau astral qui nous a livré sa play-livres, ici :

« Il y a quelques jours , j’ai publié un article sur une play-list musicale , qui a étrangement bien marché et que certains ont même repris sur leur propre blog, comme un tag.

Aujourd’hui, je change de domaine artistique et modifie aussi un peu les questions…quoi que !

Voici la play-livres !« 

Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert ?

Arrête tes mensonges de Philippe BESSON

Je ne l’ai pas encore commencé… Il faut dire que je trouve que le mois de mai m’a trop menti, cette année…

Fais ce qu’il te plaît ??? Sérieusement ???

Et le dernier livre que vous avez offert ?

Belle du Seigneur d’Albert Cohen. La description de la passion amoureuse y est si saisissante!

Sur une île déserte, vous pouvez prendre l’intégrale d’un auteur classique et d’un auteur actuel , qui choisissez-vous?

Pour l’auteur classique, sans hésiter, Charles Baudelaire.

Pour l’auteur actuel, ce serait Anne Rice. Car elle a énormément écrit et que j’ai un faible pour le genre fantastique.

Quel livre offrir à une personne que vous n’aimez pas ?

Sans hésiter là encore, le bottin, pour pouvoir lui taper dessus sans laisser de traces… 

Enfin, le livre qui est pour vous l’histoire d’amour la plus forte ?

Impossible à dire… Et pourtant, j’en ai lues quelques-unes… Belle du Seigneur est monumental mais trop à charge à mon goût. Wuthering Heights est magnifique mais il lui manque un petit quelque chose…Le Petit Prince si émouvant, mais n’est-ce pas plutôt une histoire d’amitié ??? Ou bien Le Nouveau Testament mais ce serait laisser parler mon côté provoc’…

 Alors, quitte à paraître prétentieuse, et pour éluder définitivement la question, je dirai « Celui que j’écrirai peut-être un jour ».

Voilà, comme dit MTG, « si ça vous branche vous pouvez le faire…« 

Source GIFs : giphy.com