SILENCE, ON TOURNE !

Pour cette douzième session 2019 des Plumes d’Asphodèle, le thème était

PAGE.

Ce matin, à la première heure, Soène arrive mais se fait désirer :

Elle nous laisse enfin STYLO, à une heure du compte à rebours!

Lydia, à fond dans l’actualité (à la page, quoi !)  propose CAHIER

Adrienne, nostalgique peut-être dépose JARDIN

Alors que Ghislaine qui en a plein le dos de cette rentrée scolaire voudrait bien en voir la SORTIE !

Une des questions du jour est la suivante : Lilousoleillant qui, elle, part bientôt en vacances ( Bravo la solidarité) nous abandonnera t-elle quitte à ARRACHER nos larmes ?

Pourtant bien armée, Célestine évoquerait-elle l’angoisse de la page BLANCHE ? Ou bien son vertige ? Elle nous en touchera probablement un mot en commentaire…

Carnets qui n’est pas le mauvais cheval nous laisse ECUYER, et non ce n’est pas tarabiscoté.

Laurence Délis nous encourage à TOURNER la page, parce que, à un moment, ça ne sert plus à rien (puis il n’y a plus de parce pour écrire…)

 

Et Patchcath avec quelques minutes de retard nous dépose MARGE !

Les mots à utiliser sont donc les suivants :

CAHIER
JARDIN
ARRACHER
BLANCHE
SORTIE
ECUYER
TOURNER
STYLO
MARGE
COUPURE
CORNER
CONTRAT

Plus trois mots bonus que vous utiliserez si cela vous en dit :
LIGNE
LEGER
LISIBLE

Vous avez jusqu’au vendredi 6 septembre 20h00 pour déposer vos liens en commentaires ci-dessous

À très vite,

source gifs . giphy.com

Même pas en rêve !

J’ai vécu une expérience traumatisante cette nuit : j’ai rêvé que j’étais au collège…

À vrai dire, si on me laissait le choix, ce n’est pas cette période que je revivrais, mais voilà les machines à rêves ont des limites. Quant aux machines à remonter le temps, d’aucuns en sont revenus !

Ce songe étrange, je le dois, je pense, à un excès de mois d’août… Mois que je déteste par dessus tout, si l’on ne compte pas celui de janvier! Février non plus, je ne l’aime pas trop! Toutefois, les raisons de cette aversion diffèrent… Le mois d’août, et je ne l’ai jamais caché (Carnets si tu me lis…) ressemble à une succession de dimanches. Et, le dimanche, dans ma tête, c’est pire qu’un mois d’août !

J’entends déjà certains me dire : »Oui, mais tu comprends… Si on les ôte, l’année ne serait plus qu’à neuf et puis ce serait compliqué pour les natifs desdits mois ! » Une fois posé, il est évident que le problème n’existe que pour un seul (une heure que je le dis), au cours duquel (loin de moi l’envie de dénoncer) ils ont quand même réussi à coller un jour férié en plein milieu !!!

Le réveil a été brutal ! Toute ma vie est passée devant mes paupières scellées par la crainte de s’ouvrir… Là, une arborescence lumineuse m’est apparue !

Une évidence heureuse ! Se sont dessinés tous ces jours qui ont fléchi ma trajectoire jusqu’ en ce 15 août 2019 ! Je ne parle pas de ces choix sombres que l’on fait sans vraiment faire qui coûteront en regrets et en honoraires chez le psy… Non, non… Ce jour où tu as pris une décision cruciale, dont, à l’époque, tu ignorais totalement son importance quasi-monumentale à l’échelle d’une simple vie!

Ce jour-là, par exemple, où en attendant mon mec devant le ciné, je l’ai vu arriver avec ses propres pop-corns et que je l’ai quitté sans demander mon reste, jamais je le regretterai.

Source gifs : giphy.com

DELIVRANCES de Toni Morrison

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Non, non, non ! Je ne vais pas, là, entamer une longue série de chroniques de livres. La crainte de trahir mes lectures est plus vive que l’envie de les partager… Ecrire sur un livre que je n’ai pas aimé, alors que je suis incapable de construire une histoire de plus de deux pages est, à mes yeux, commettre un délit de jalousie. Ecrire sur un livre que j’ai aimé comporte un risque d’approximation, d’infidélité qui (pour moi et rien que pour moi) me semble insupportable. En bref, je trouve l’exercice périlleux, dans un sens comme dans l’autre.

Et voilà que le vieux bonhomme barbu a laissé sous mon sapin une multitude de bouquins. Le roman Délivrances de Toni Morrison en était… Comme il a bien fallu que j’en lise quelques-uns, c’est un peu par hasard que j’ai ouvert ce livre…Et une secousse a retourné mon métabolisme dès les premières phrases.

Je ne connaissais pas cette auteure et je me serais auto-flagellée de ne l’avoir lue plus tôt si le temps n’était pas de mon côté (Enfin, je pars de ce principe, il rend tout de même la vie moins triste). Si l’on ajoute à cela que je ne sais que depuis trois jours, alors que j’avais refermé le livre (en sirotant ma tisane à la verveine devant Le Petit Journal de Yann Bartès) qu’elle est Prix Nobel de Littérature (En 1993 ! Ne me jetez pas la pierre, j’ai découvert Katy Perry il y a quelques mois !), vous comprenez ma confusion!

Au bout de la deuxième page, j’ai été complètement saisie par le style de Toni Morrison, une écriture élégante mais sans concession, et dont les phrases même dures sont de véritables poèmes.

Autant le dire, sa plume m’a fait l’effet d’un coup…pas l’effet d’un coup de cœur, ni d’un coup de foudre…celui d’un coup de poignard !

Plutôt que de vider la chambre de Mambo 3 pour la réserver au culte inconditionnel de l’auteure, je me suis dit qu’il valait mieux partager mes émotions, parce que d’abord la chambre en question est trop petite et ensuite que le traumatisme de mes Mambos enrichirait (au mieux) des générations de psy en tout genre !

Et des traumatismes, c’est bien de cela dont parle l’auteure. De ceux qui causent des blessures dont la cicatrisation lorsqu’elle est possible est douloureuse, de ceux sur lesquels se construit une identité bancale, qui tracent des chemins tordus et torturés. Des abus et des mensonges passés qui habitent les personnages du roman, et dans lesquels Toni Morrison nous emmène et nous accompagne jusqu’à la sortie du labyrinthe. Parce que dans ces dédales sombres voire sordides, pavés d’outrages physiques et moraux, il y a une sortie, une délivrance.

Lula Ann est une petite fille noire, d’un noir bleu et profond, d’un noir puissant sans équivoque qui met sa mère, métisse, dans une position inconfortable…Le père se barre, croyant à un adultère et la mère cache son dégoût derrière des nécessités sociales et les réalités racistes. S’en suit une mise à distance délétère.
Et pourtant, Lula Ann va réussir sa vie. Elle fera carrière dans le cosmétique et mènera la grande vie…Le passé qu’elle provoque, parce qu’elle n’a pu l’effacer malgré tous ses efforts, va la contraindre à replonger dans les profondeurs de son enfance…pour mieux s’en dégager.

Dans ce roman, il n’y a pas d’introspection grandiloquente ni de lenteur inutile mais des sursauts intérieurs qui de rebonds en rencontres, sous la plume magistrale de Toni Morrison, libèrent des chaines ancestrales.

J’ai, après de houleuses discussions internes, choisi de ne mettre aucun extrait…Ainsi, si comme moi, vous vivez à l’abri dans une caverne et n’avez jamais lu un livre de Toni Morrison, alors le choc sera intact.
©Emilie BERD 5 février 2016

 

Sonnet à M.L.Ulback de Marie-Laure Grouard (1822-1843)

 

Vous m’avez dit un jour: Jeune fille poète,
Ne chantez point votre âme et cachez votre coeur;
La femme, parmi nous, doit demeurer muette,
Renier ses amours et garder sa douleur.

Et moi je vous réponds: Dites à la tempête,
Aux grands vents, aux grands flots d’étouffer leur fureur;
Faites taire au vallon l’écho fort qui répète
Ou le cri de souffrance ou le cri du bonheur;

Dites au rossignol, sous la grande ramée,
Que son accent fait peine à votre âme alarmée…
Qu’il se taise toujours… Défendez au reclus

D’invoquer l’espérance et la liberté sainte;
Faites taire tout bruit, tout chant et toute plainte:
Quand tout sera muet, je ne chanterai plus.

Marie-Laure Grouard in Oeuvres classiques

 

FAIT, PAS FAIT

Sur une initiative bloguesque de Mind The Gap, don’t vous trouverez les réponses, ici.

Mariage : Oui, je l’ai fait. Dans mon adulescence, ce n’était pas quelque chose qui m’attirait… Je rêvais plutôt de grands espaces, jusqu’à ce que quelqu’un arrive à me convaincre que ce n’était pas incompatible !

 

Tatouages : J’y ai réfléchi pendant quelques temps… D’autant qu’à coté de chez moi, il y a deux tatoueurs, peut-être même trois (et pas de poissonnerie, cherchez le rapport l’erreur ). Ceci dit, je souffre le martyre à chaque épilation à la cire, alors…

Piercing : Les oreilles, pour accompagner les Mambettes…

Opérations : Oui, plusieurs fois… J’ai un faible pour les anesthésistes…

Enfants : Trois ! Merveilleux, prodigieux ! Et je ne dis pas ça parce que je suis leur mère ! Comme pour le mariage, ça n’a jamais été un plan de carrière… Pour autant, dès la découverte de la grossesse, ils sont devenus ma priorité.

 

Tiré avec une arme à feu : Oui. Sur le coup (si j’ose dire), ça n’a pas été une grande réussite, mais j’ai aimé ! J’ai pensé à prendre des cours puis j’ai oublié…

Lâché un travail : un quoi ?

Pris l’avion : oui, mais sous cacheton… J’adore voyager mais j’ai une peur panique de l’avion. Quand je dis « panique », c’est « panique ». Pourquoi se mettre dans un état pareil et ne pas visiter ma région pendant les vacances, vous dites-vous ? Et bien, si vous avez la réponse, je prends!

Un coup de foudre : Non, Maman m’a toujours dit de ne pas m’abriter sous un arbre pendant un orage.

 

Recalée à l’école : Non, mais il m’a fallu passer deux fois mon permis de conduire pour le réussir, et j’ai peu apprécié !

Faire un tour dans l’ambulance : Non, dans un camion de pompiers pour accompagner Mambo 2 qui avait fait des convulsions hyperthermiques alors que nous étions sur l’autoroute… Et, même avec le gyrophare, le véhicule s’arrête au péage!

 

Chanté au karaoké : Non, quand je chante pendant une soirée, c’est a cappella !

Animal de compagnie : Non, une plante se meurt sous mes soins, alors je m’abstiens, parce que je les aime !

 

Skié : Oui, mais je ne me déplace que lorsque les conditions parfaites sont réunies… Je laisse les jours blancs et autres joyeusetés aux vacanciers !

Escalade : Sur un pauvre mur d’escalade au lycée, avec le prof d’EPS qui « t’aide », en plaçant bien sa main (Ben oui, moi aussi !)

Campé : Souvent, mais je ne le fais plus… Déjà que je dors mal dans un 3 étoiles…

Fait de la moto : Je suis montée à l’arrière d’une moto, je n’ai pas aimé… L’arrière d’une voiture est bien plus confortable !

 

Montée à cheval : Et tombée, donc une seule fois m’a suffit.

Nagée toute nue : Pas que je me souvienne…

Tenu des serpents dans la main : Non, je croque la pomme directement.

Bu une chope de bière de 1 L : 2 x 50 cl, ou 4 x 25 cl, mais 1L c’est bien trop lourd.

Montée dans une voiture de police : Non… Pourquoi, ils me cherchent ?

 

Visité Paris : J’y ai habité cinq ans, alors je ne sais pas si je dois répondre oui ou non. Quoiqu’il en soit, je connais !

Montée sur un volcan : Euh… Il commence à faire chaud, là… Non ?

Poursuivie par les gendarmes : Oui, le temps que je comprenne que c’était pour moi… Il était question de me retirer mon permis sur le champ, mais, pour une raison que je préfère ignorer, je suis repartie avec ma voiture et mon permis…

Piloté un avion : Non, et c’est pas demain la veille ! Enfin, à moins de trouver des passagers en état dépressif très avancé…

Et les 5 plus de Mind The Gap

Déjà droguée : voir la rubrique « pris l’avion » et « opération »

Déjà battue : À l’école primaire, pour protéger une camarade de classe… Enfant, je ne supportais pas l’injustice, puis j’ai grandi, et je regarde les Avengers.

Déjà fait semblant de bosser au travail : Au quoi ?

Déjà volé : voir la rubrique « Déjà droguée »

Déjà eu envie d’arrêter ce blog : Oui, vous le savez…

 

Source GIF :giphy.com

Planifier un article

Perso je « travaille » à partir du tableau de bord!

Sur le brouillon, à gauche du « nouvel article »(ou à droite lorsqu’on est en face…), il y a une petite fenêtre « publier ».

À la quatrième ligne, il y a « publier », normalement il est proposé « tout de suite »
Faut cliquer sur « modifier », et choisir la date et l’heure!

Ensuite appuyer sur « ok » sous la date et l’heure puis « Planifier » qui a remplacé l’habituel « Publier » en bleu

 

 

Entre le titre de ton billet et son corps, il y a un lien, en bleu.

Il faut le copier (grâce à la petite souris, c’est-à-dire le sélectionner puis clic gauche copier) et le coller dans les comm.

À très vite!