BERCEUSE Rainer Maria RILKE

Si un jour je te perds,
pourras-tu donc dormir
sans qu’au-dessus de toi
-couronne de tilleul-
je m’épande en soupirs ?

Sans que je veille et pose,
pareils à des paupières,
tant de mots sur tes seins,
tes membres et tes lèvres.

Ni sans que je t’enclose
seule avec tes secrets:
jardin plein de mélisse
et d’anis étoilé ?

Rainer Maria RILKE in Nouveaux Poèmes coll. Poésie ed.Points

2 réflexions au sujet de « BERCEUSE Rainer Maria RILKE »

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