Un dimanche au mois d’août

Le matin à l’eau déjà
Brouillé par la gueule de bois
Et le sable qui reste loin au bout…

Un petit parfum de noix
De goudron mâché, de boue,
Pousse alors un peu par ci par là…

Des draps de buées aux doigts,
la brume balance ses longs bras
Si précise et toujours prête à tout…

Le ciel, sens dessus dessous,
Le bleu aux vagues, les pleurs froids
Se grise comme un dimanche au mois d’août.

 

©Emilie BERD 24 août 2018