WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS

En imaginant que sous l’effet d’une légère fièvre ou de l’angoisse d’une traversée aérienne transatlantique imminente, je sois prise d’un nouveau délire… Du genre « je condense mes poèmes pour ébaucher un recueil et envoyer un manuscrit… Rien à foutre !!!« 

Premier problème : Qu’est-ce donc que cette chose, un recueil de poèmes ???
Un bouquin qui, s’il a de la chance, ramasse la poussière sur un rayon de librairie tout petit et très éloigné de l’entrée des clients. Certes… Mais, ce n’est évidemment pas une ambition de succès, de célébrité ou encore de droits d’auteur mirobolants qui me motive (Légère fièvre, je vous ai dit, j’ai pas 40 degrés non plus !!!)
Mon jumeau astral m’a bien précisé qu’il fallait un fil conducteur… Admettons que j’en ai un.
Y a-t-il un nombre minimal de poèmes règlementaire pour faire un recueil ?
Peut-on mélanger la prose, les histoires poétiques (la prose avec une vraie fin), les vers et le moderne (celle qui est en vers et ne rime pas), sachant qu’une telle catégorisation me contraindrait à l’acquisition d’un précieux volume de « La poésie pour les nuls » ?
S’agissant de poésie, les textes doivent-ils être inédits ou puis-je puiser dans ceux que j’ai posté sur mon pauvre blog ?

Deuxième problème : Qu’est-ce donc que cette chose, un manuscrit ??? J’imagine bien qu’aujourd’hui on n’est plus obligé de l’écrire à la main (Pitié, sinon je vire le Mac manu militari !).
Faut-il donner un titre ? Parce que rien que là, je dois dire que je suis embarrassée et que, par un mystère étrange, ça remet en cause mon fil conducteur (ça, après tout, hein ?! Bref…)
Je sais, grâce à MTG, qu’il faut faire une lettre de présentation… Quelle forme doit-elle respectée ?

Je jette cette bouteille à la mer parce que je sais que certains d’entre vous ont sauté le pas. Et croyez-moi de là où je suis, que ce pas ait abouti ou non, cela est selon moi, la preuve d’un grand courage…

Je ferai feu de tout conseil, initié ou inspiré…Et puis, ça me gonfle de procrastiner…Alors de le dire un peu plus haut et un peu plus fort (NB : Sur mon blog confidentiel :D), peut-être que ça me mettra le nez dans ma m….! 🙂

Pour ceux qui voudront continuer, (comme MTG, Martine, Carnets…), ou commencer à m’aider (par mail, FB, MP Messenger ou sur le blog), gardez bien en tête qu’une réponse à l’une ou l’autre des questions ci-dessus, en plus de me faire un énorme plaisir, provoquera automatiquement une avalanche de questions subsidiaires…

À bon entendeur…MERCI de tout coeur! ❤ ❤ ❤

Les plumes d’Emilie selon la play-livres de Mind The Gap

Je cite mon jumeau astral qui nous a livré sa play-livres, ici :

« Il y a quelques jours , j’ai publié un article sur une play-list musicale , qui a étrangement bien marché et que certains ont même repris sur leur propre blog, comme un tag.

Aujourd’hui, je change de domaine artistique et modifie aussi un peu les questions…quoi que !

Voici la play-livres !« 

Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert ?

Arrête tes mensonges de Philippe BESSON

Je ne l’ai pas encore commencé… Il faut dire que je trouve que le mois de mai m’a trop menti, cette année…

Fais ce qu’il te plaît ??? Sérieusement ???

Et le dernier livre que vous avez offert ?

Belle du Seigneur d’Albert Cohen. La description de la passion amoureuse y est si saisissante!

Sur une île déserte, vous pouvez prendre l’intégrale d’un auteur classique et d’un auteur actuel , qui choisissez-vous?

Pour l’auteur classique, sans hésiter, Charles Baudelaire.

Pour l’auteur actuel, ce serait Anne Rice. Car elle a énormément écrit et que j’ai un faible pour le genre fantastique.

Quel livre offrir à une personne que vous n’aimez pas ?

Sans hésiter là encore, le bottin, pour pouvoir lui taper dessus sans laisser de traces… 

Enfin, le livre qui est pour vous l’histoire d’amour la plus forte ?

Impossible à dire… Et pourtant, j’en ai lues quelques-unes… Belle du Seigneur est monumental mais trop à charge à mon goût. Wuthering Heights est magnifique mais il lui manque un petit quelque chose…Le Petit Prince si émouvant, mais n’est-ce pas plutôt une histoire d’amitié ??? Ou bien Le Nouveau Testament mais ce serait laisser parler mon côté provoc’…

 Alors, quitte à paraître prétentieuse, et pour éluder définitivement la question, je dirai « Celui que j’écrirai peut-être un jour ».

Voilà, comme dit MTG, « si ça vous branche vous pouvez le faire…« 

Source GIFs : giphy.com

NUES

Si nous avions un nuage, de gouttes fines et de sel, au goût d’ardoise et de rose chauffées par l’été… Un seul suffirait, car il serait papillon ou train au gré du vent… Et enfin peut-être il se ferait navire, aux voiles battues par un souffle amer.
Alors, débuterait notre traversée céleste et éphémère.

Les paupières fermées à demi, nous prendrons un peu de hauteur, sans craindre Dieu ni les hommes. Même cet orage aux commissures des cieux ! Ses caresses insolentes deviendront des draps d’air pur et sa plainte accablante s’éteindra dans nos murmures.
Ni le temps ni l’ange qui passe ne saurait nous inquiéter, car, mêlés, le désir et l’audace ne s’en laissent jamais conter. Les frissons suspendus aux soupirs de ta peau guideront notre empire d’eau et de coton. Entre tes mains s’élèvera la beauté du monde, et mon cœur accroché à ta bouche battra au rythme de ta voix.

De là-haut, les ponts et les rivières ne seront que des virgules et nous lirons, dans le sens du tour de la Terre, les histoires sans âge écrites à l’encre des reflets bleus-argent de l’océan.
La tête sur ton épaule, je boirai tes larmes, au fruit de la passion. Sur un chemin, de ton cou à tes pieds, je déposerai des baisers comme d’autres ont laissé leurs cailloux.
Etendus, nous respirerons ce parfum étrange qui fuit du ciel, juste avant que ne l’étreignent les étoiles. Et la chaleur de nos corps nous servira d’armure, pendant que notre vaisseau, à une folle allure, ira chercher le point du jour… Tu sais, lorsque le soleil revêt son aube, cousu aux fils de l’horizon… Lorsqu’il fait vibrer ses cordes ardentes et joue ses premières notes de lumière qui s’éparpillent en étincelles…

À éviter la nuit, une idée d’infini hantera nos âmes… Jusqu’à ce que la pluie ne vienne nous faire tomber des nues.

Nous rejoindrons, enlacés, cette plaine perdue.
En bas… Où l’ombre s’abrite aux pieds des brins d’herbe. Où elle boit la rosée innocente, explosée en petites perles, dents de lait pur et blanc qui dégoulinent de leur toboggan dans des rires superbes.
Cet endroit où l’éternité existe dans le froid des tombeaux…

©Emilie BERD 15/05/18

Ecrit pour l’Agenda Ironique de mai 2018, hébergé chez notre jument verte, avec pour thème « nu » sous toute les coutures:

 » Comme en écho non à Mars mais à Martine, le mois de l’agenda ironique aura pour thème : NU, NUE, NUS, NUES….

Vous pouvez donc d’ores et déjà :

– Vous mettre à l’aise : On est si bien, tout nu, dans une large chaise (1),

– Retirez vos lunettes : Sans ces lunettes, j’ai l’impression d’être tout nu au beau milieu d’une épicerie, avec des miroirs au plafond (2),

– Vous prendre pour le manneken-Pis

– Poétiser : La très chère était nue, et connaissant mon coeur, n’avait gardé que ses bijoux sonores (3)

– Faire ce qu’il vous plait…..mais nu (pour les pudiques, la vérité toute nue fera l’affaire :-))

 

Et pour le calendrier ?  parution des Textes jusqu’au 21 mai inclu, lecture et vote du 22 au 30, proclamation de la fin de mai le 31 🙂

:

(1) Alfred de Musset

(2) Alain Bashung

(3) Charles Baudelaire «