EDEN

Il y avait de l’or, fin et froid,
qui tombait, seulement par endroit,
en toutes petites gouttes.
De la poussière d’étoile sans doute
Ou des larmes de lune en déroute…
Juste le mystère qui te touche.

Il y avait du miel sur ta peau,
Des pommes et des abricots,
Quelle que soit la saison.
Les voix des anges et des démons
S’embrasaient à l’horizon
Puis coulaient par ta bouche…

Il y avait dans l’air du temps
le parfum d’un ou deux serments
Et d’éternelles promesses…
Ni remords ni tristesse,
Aucun poignard qui ne blesse,
Le corps comme unique armure…

Il n’y avait pour seule lumière,
Que l’éclat de mes prières,
Dans tes longs silences…
Et ce serpent dont la danse
Libère encore en cadence,
Le poison dans sa morsure…

Il y a eu cet orage si fort
Qui grondait comme une mise à mort,
L’annonce d’une vie maudite…
L’espérance alors interdite,
Souffrir cette douleur inédite,
Pour un fruit soit-disant défendu…

Il y avait des chants si doux
Que l’on aurait pu vivre à genoux,
D’eau fraiche et d’amour…
Les grilles fermées à double tour,
Il n’y aura aucun retour,
Dans ce paradis perdu…

©Emilie BERD 26/06/17

En pause (ou en panne)!

Celles et ceux (:D) qui me lisent auront remarqué (ou pas) que depuis quelques temps, je laisse mes petits cahiers en friche… Le caractère hautement confidentiel de mon blog me permet d’habitude d’éviter les annonces « En pause ». Le blog a son propre rythme, sa discipline irrégulière au gré de mon inspiration et de la lutte perpétuelle contre mon penchant à la procrastination (parce que si la procrastination était à l’écrivain ce que l’inspiration est à sa plume, je peux vous dire que Stephen King n’aurait qu’à bien se tenir!).

Donc, en pause pour les vacances ou en panne d’imagination, jusqu’à présent, cela m’importait peu… Mais, en ce moment, le blog vivote…Et c’est moins ma fréquence de post que ma difficulté à vous lire qui me gêne…

Il y a trois mois, j’ai décidé de participer à un concours de nouvelles dont l’échéance était le 15 mai…Et l’échéance dépassée, j’étais seule devant cette date à analyser les jours passés pour comprendre ce qui m’avait empêché de participer…

Il y a deux mois, j’ai décidé de participer à un concours de poésie dont l’échéance était le 31 mai…Et l’échéance dépassée , je suis seule devant cette date à me demander ce qui s’est passé (D’autant que les concours de poésie ont moins d’exigence en matière d’originalité que les concours de nouvelles…Du genre, j’avais qu’à prendre deux heures pour piocher dans la rubrique « poésie » du blog et envoyer l’heureux élu… Mais non, c’était certainement trop dur pour moi…)

Il y a peu (un mois déjà) j’ai décidé de participer à un concours d’écriture dont l’échéance est le 14 juin (La Nouvelle George Sand).

Évidemment, lorsque les idées me viennent, je pense, naïve et blonde que je suis, pouvoir mener tout de front, c’est-à-dire étendre mon linge et établir le plan de ma nouvelle, laver le sol tout en écrivant un petit poème, et travailler mon inspiration tout en passant la chevelure de Mambo 3 au peigne fin (Là, pour le coup, c’était une fausse alerte ! Mais bon, les poux me prenant facilement la tête, je n’ai pas pu résister à évoquer ici cet épisode !). Et le résultat est troublant de vacuité… Parce que, et vous le savez tous, les contours ne suffisent pas à dessiner des histoires…

Aujourd’hui je sais que si je ne m’y mets pas franchement (au moins juste un peu pour semblant), cela sera ma énième participation imaginaire à un concours bien réel.

Ainsi, pour essayer d’envoyer un texte (corrigé et surtout correct) à l’échéance, et aussi pour le plaisir de citer mon ami Mind The Gap, « le bar est fermé » jusqu’au lundi 19 juin. Je vous tiendrai au courant…Enfin, pas d’affolement, à ce jour aucun des textes que j’ai adressés à un  concours quel qu’il soit n’a été retenu. Et de celui-là je n’attends guère plus… Pour autant, si en envoyant un texte, la chance qu’il soit retenu est proche de 0%, elle l’atteint sûrement et strictement si je n’en envoie aucun! C’est donc sur cette pensée du jour que je vous abandonne jusqu’au 19 juin 😀

Bisous à tous

Emilie