Quand le silence fait plus de bruit
Qu’une explosion ou que des cris…
Quand l’espoir trop pâle ne luit
Qu’à la faveur d’un cierge bien gris…
Quand le corps a perdu l’esprit,
Que la honte fige les atomes,
Quand la haine devient sans-abri,
Les entends-tu les fantômes?

Quand, seule, la douleur survit
Au milieu du sang et du verre,
Quand la déchirure grandit,
Qu’elle en étrangle la colère,
Quand les mots ont déguerpi
Devant la cruelle vendange,
Quand l’amour même en vomit
Dis-moi, entends-tu les anges?

(c) Emilie BERD 23/05/2017

10 réflexions au sujet de «  »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s