Insomnie

POESIE DU JEUDI CHEZ ASPHODELE

Voici ma petite participation au rendez-vous du jeudi poésie chez Asphodèle.

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INSOMNIE

L’Etoile filant la laine du bout de ses cinq crochets,
Dévoile sa dentelle qui s’épand dans une tache de lait.
La Lune rit à dents pleines. Elle joue à chat-perché
Sous les regards ardents qui voudraient la décrocher.

L’arbre aux branches fatiguées refuse les avances du vent
En marmonnant des noms d’oiseaux dans sa barbe carotte.
La chouette que rien n’effraie, répète à qui l’entend
Que si elle avait dit son mot, elle serait née marmotte !

Et la Belle dort…Le silence dehors révèle ses merveilles.
Elle s’évapore. Elle fabrique de l’or pendant son sommeil.
Elle perd son nord. Sans bruit, sans effort, elle gagne le soleil.
La Belle explore, en multicolore. Ses larmes sont mises en veille.

Tandis que le chien d’à côté entame un chant badin
A faire perdre la boule aux voisins indulgents
Un nuage gris a déposé son cœur gros de chagrin
En une pluie de semoule sur les toits méprisants.

L’Etoile range son ouvrage. La Lune se penche un peu
Pour chercher les yeux fous qui l’aimaient tout à l’heure.
Mais la tempête fait rage. Et ses hoquets cahoteux
Dégagent des égouts une ancienne puanteur.

Et la Belle dort…Le vacarme dehors n’atteint pas ses oreilles.
Quel réconfort ! Loin des conquistadors et des vies qu’on monnaye.
Elle vire de bord. Au calme, elle dévore des rêves sans pareil.
La Belle explore, en multicolore. Ses larmes sont mises en veille.

©Emilie BERD 15/11/2016

Je ne résiste pas!

Depuis hier soir, j’ai cette chanson de The Cure qui me trotte dans la tête! Allez donc savoir pourquoi! Je ne résiste pas à la partager! C’est ma préférée, je crois :

A moins que ce soit celle-là

Il est jeune, Bob, là!

Bon, en fait, je les aime toutes et je ne vais pas toutes les mettre, hein?!

Allez une dernière pour la route :

Je vous laisse! Bonne écoute

Poème minute!

Les feuilles mortes sont à peine tombées,
appelant le vent pour les faire valser
que la fraîcheur humide a commencé son manège.
Et je souris à voir danser la neige.

C’est évident qu’il n’y a plus de saison.
Ils paraissent pressés, ces flocons.
D’habitude, ils attendent mi-novembre
pour laver le sol de l’ambre.

Mais ils sont là, à pleuvoir dehors,
Et je pense à la beauté de leur sort
de mourir sur leur linceul blanc
en allumant le cœur des enfants.

©Emilie Berd 07/11/2017