Quand l’envie s’échappe,
Que tout s’effondre autour
Que le dégout me rattrape
Et s’impose sans détour,
Je sens la nausée piquée
Au creux de l’estomac.
Pas la peine de forcer,
ça ne sortira pas…

Le ciel s’assombrit
De la ronde des vautours.
Les rires s’amplifient,
Plus de contre que du pour.
Aucune fuite efficace,
C’est ici que l’on joue.
Mes larmes laissent des traces
Sur leur terrain de boue.

Le fléau se déplace,
Moissonne nuit et jour.
La violence terrasse
Quelques restes d’amour.
Fille de l’homme,
Elle le nourrit maintenant.
Le ver a mangé la pomme
Pourri Eve et Adam.

Quand l’envie dérape,
Que reste t-il alors ?
Le contrôle qui échappe
Un virage et l’on sort.
Le moteur intrépide
Etait juste un mirage.
Je sens le goût acide
Le long de l’œsophage.

© Emilie Berd 30/05/2015

13 réflexions au sujet de «  »

  1. Lentes vie des râpes… 🙂
    ça ne t’as pas coupé l’envie de poésie
    Bravo pour ce verbe rythmé et brillant, Le manque d’envie ou l’envie de manque ; entre les deux mon cœur balance ^^
    bien à vous et bon mois de juin, plein d’en vie !

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